Un étudiant algérien a-t-il le droit de demander un titre de séjour après une OQTF ?

Un étudiant algérien en France peut-il demander un titre de séjour après une OQTF ? La question émane d'une étudiante algérienne confrontée à cette situation complexe et cherchant des conseils sur les démarches administratives à entreprendre.

L'étudiante, ayant des problèmes de séjour en raison d'une formation à distance, se trouve maintenant confrontée à la nécessité de renouveler son titre de séjour après une OQTF. Avec l'expiration de cette OQTF, elle cherche des réponses précises sur la procédure à suivre auprès de la préfecture. Elle indique posséder également des documents pertinents, tels qu'un certificat de scolarité pour l'année 2023/2024 dans une école privée en présentiel, ainsi qu'un contrat d'apprentissage pour la même période.

Sur un forum dédié au droit des étrangers, l’étudiante algérienne explique bien sa situation. « Je suis une étudiante algérienne J'ai eu une OQTF pour motif "formation à distance". Actuellement, l'OQTF est expirée et j'aimerais déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, j'aimerais savoir la procédure à suivre pour faire ma demande auprès de la préfecture, » indique-t-elle.

Les questions qu'elle soulève sont les suivantes : quelles sont les étapes à suivre pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour dans cette situation particulière ? Quels sont les documents nécessaires ? Existe-t-il une réelle chance de voir sa demande aboutir sans recourir à un avocat ? Elle souligne également sa situation actuelle, avec une troisième audience en cours devant le tribunal administratif.

Demander un titre de séjour après une OQTF ?

Maître Rosalie Diarra, avocate inscrite au barreau de Paris, apporte des clarifications importantes à ce cas. Sa réponse est catégorique : l'étudiant n'a plus droit au renouvellement automatique de son titre de séjour après une OQTF. Deux options s'offrent à lui : retourner dans son pays d'origine pour solliciter un visa ou faire une demande d'admission exceptionnelle au séjour sans quitter le territoire, à condition d'avoir une formation en cours.

Cependant, la deuxième option est soumise à l'appréciation du Préfet, sans garantie de réponse positive. Maître Diarra souligne que bien que les chances puissent sembler minces, rien n'empêche l'étudiante de tenter sa chance si elle le souhaite.

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