Permis d'étude au Canada : L'exigence financière augmente

Mauvaise nouvelle pour les étudiants étrangers qui projettent de poursuivre leurs études au Canada. Le gouvernement canadien a récemment annoncé une augmentation significative des exigences financières pour les futurs étudiants étrangers souhaitant obtenir un permis d'étude au Canada.

Cette décision, selon le ministre fédéral de l'Immigration Marc Miller, vise à mieux refléter le coût de la vie croissant et à garantir que les étudiants étrangers ne soient pas victimes d'exploitation. Depuis l'an 2000, les demandeurs de permis d'études étaient tenus de démontrer qu'ils disposaient d'une somme minimale de 10 000 dollars canadiens pour subvenir à leurs besoins au Canada.

Cependant, le gouvernement estime que cette exigence n'a pas évolué en parallèle avec les réalités économiques, conduisant ainsi à des situations où les étudiants découvrent rapidement un manque de fonds à leur arrivée. À partir de janvier prochain, le montant exigé doublera, passant à 20 635 $. Cette somme, équivalente à 75 % du seuil de faible revenu, comprend également les frais de scolarité de la première année et les frais de déplacement. Le gouvernement prévoit indexer ce montant annuellement en fonction des références de Statistique Canada pour le coût de la vie.

Vers le plafonnement des visas d'études pour le Canada

Outre cette augmentation financière, le ministère fédéral de l'Immigration a évoqué la possibilité de plafonner les visas d'études dans les provinces qui ne soutiennent pas adéquatement les étudiants étrangers en matière de logement. Marc Miller a critiqué certaines provinces qui, selon lui, abritent des établissements d'enseignement peu scrupuleux, produisant des diplômes sans valeur et participant à des pratiques frauduleuses.

Le ministre souligne que ces mesures visent à protéger les étudiants étrangers de l'exploitation par des employeurs peu scrupuleux et des établissements d'enseignement douteux qui compromettent leur bien-être au Canada. Il estime que le pays est devenu la cible d'abus et d'exploitation de la part d'acteurs peu recommandables, mettant en évidence la nécessité de réguler davantage le secteur éducatif pour assurer une expérience étudiante légitime.

Plus de travail au Canada sans visa de travail

Parallèlement à ces changements, le gouvernement mettra fin à une politique permettant aux étudiants étrangers diplômés de travailler au Canada sans visa de travail. Le nombre d'heures de travail autorisées sera également réévalué pour éviter les abus.

En réponse à ces ajustements, l'organisme de défense "Migrant Students United" exhorte le gouvernement à élaborer des règles claires et stables, soulignant l'importance d'une politique d'immigration cohérente et équitable. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada envisage également des projets pilotes pour aider les groupes sous-représentés d'étudiants étrangers qui pourraient être affectés par ces nouvelles exigences financières à l'arrivée.

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