Nouveau tournant dans l'affaire Mohamed Bendriss : Vidéos choc contredisant la version policière

La mort tragique de l’Algérien Mohamed Bendriss à Marseille, survenue pendant les émeutes de juillet 2023, connait un nouveau rebondissement. Les journaux Libération et Médiapart ont dévoilé une vidéo qui contredit la version de la police.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023, Mohamed Bendriss, âgé de 27 ans, père de famille algérien, est mort à Marseille, victime d'une crise cardiaque déclenchée par les tirs de LBD du RAID. Circulant en scooter, il croisa le chemin de l'unité d'intervention au cours des troubles qui secouèrent la France cet été.

Des images exclusives, obtenues d'une riveraine, ont été divulguées en août par la famille du défunt, déposant plusieurs plaintes, dont une contre X, ciblant le RAID, soupçonné de dissimuler la vérité. Les policiers impliqués ont été mis en examen pour coups mortels, l'un niant l'utilisation de son arme, tandis que les deux autres plaidaient la légitime défense.

Cependant, les arguments avancés par ces agents ont été contredits par une vidéo dévoilée le 30 novembre par Libération et Médiapart. À 0h58, les images révèlent les agents du RAID ouvrant le feu sur Mohamed Bendriss. Ces images, capturées par des caméras de surveillance, une riveraine et le RAID lui-même, montrent le scooter avançant "dans une rue calme et presque vide", selon la description de Médiapart. Un témoignage qui, selon Libération, "comble les vidéos laissées par les images du blindé du RAID et de la vidéosurveillance de la ville".

La vidéo contredit les policiers

La vidéo (disponible sur YouTube) montre six détonations retenues au passage du scooter, touchant Mohamed Bendriss au thorax et à la cuisse, et explosant le phare de son moteur. Malgré sa fuite, le jeune homme s'effondre devant le domicile de sa mère quelques minutes plus tard, les secours se révèlent impuissants à le ranimer. Sur son corps, des marques distinctives en forme de 'cocarde', caractéristiques des tirs de LBD, ont été identifiées, précise Libération.

Interpellés par Médiapart et Libération, les avocats des policiers mis en examen ont refusé de commenter. À ce stade, l'enquête n'a pas permis de déterminer quel policier a tiré ni à quel moment. Mais cette révélation pourrait redéfinir le déroulement de l'enquête et remettre en question la version officielle des événements entourant la mort du jeune algérien.

Retour en haut