Des voitures de luxe volées en France, revendues en Algérie

Une opération de démantèlement a eu lieu à Paris, mettant au grand jour un vaste réseau de trafic de voitures de luxe entre la France et l'Algérie. Quatre individus, dont les âges varient de 33 à 56 ans, ont été mis en examen, suite à une enquête révélant un préjudice financier dépassant les 3 millions d'euros, selon les informations du Parisien.

L'opération a été menée par la police parisienne qui a réussi à démanteler un important réseau spécialisé dans le trafic de voitures volées, estimant le montant de ce trafic à 3 millions d'euros. Les enquêteurs ont découvert ce réseau de trafic principalement grâce aux agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC).

L'enquête, qui a débuté le 13 juin 2023, a pris son essor avec l'arrestation de deux individus par la BAC dans le parking d'un immeuble de la rue de la Quintinie, dans le XVe arrondissement de Paris. Ces individus étaient en train de "maquiller" une voiture de luxe de marque Lamborghini Urus, évaluée à 200 000 euros et signalée volée aux Pays-Bas deux semaines plus tôt, selon le journal français.

Les voitures maquillées avant d'être envoyées en Algérie

Suite à cette arrestation, la Brigade de Répression du Banditisme (BRB) de la police judiciaire de Paris a identifié environ une centaine de voitures, dont plusieurs de luxe, liées à ce réseau. Les véhicules volés faisaient l'objet d'un minutieux "maquillage industriel" avant d'être expédiés vers l'Algérie, où ils étaient revendus.

Les quatre individus, désormais en détention provisoire, ont minimisé leur implication en affirmant agir sur ordre d'un certain "Pedro", présenté comme le chef du réseau. Cependant, la référence à "Pedro" ne trouve aucun écho dans les enquêtes en cours, comme l'a souligné la procureure devant le juge des libertés et de la détention (JLD).

L'enquête a également révélé que les voitures étaient soit détournées puis maquillées, soit louées à l'étranger sans jamais être restituées, pour ensuite être réimmatriculées avec des plaques françaises. En juin dernier, une opération de la police française a conduit à l'arrestation de quatre individus et à la saisie de 27 000 euros en liquide. Selon des sources, le reste de l'argent transite via des comptes en Algérie.

Parmi les suspects, Hichem B., un Algérien de 35 ans, est soupçonné d'être l'un des organisateurs du trafic. Déjà condamné en 2022 pour des faits de vol en bande organisée et d'association de malfaiteurs, il a été interpelé à Stains (Seine-Saint-Denis), où les enquêteurs ont saisi une somme de 5 310 euros et trois clés vierges de véhicules. Malgré les preuves accumulées, Hichem B. nie toute participation organisée dans le réseau.

Retour en haut