Au marché noir, les nouveaux billets sont plus chers que les anciens !

Le marché noir de devises en Algérie connait des pratiques obscures et peu transparentes dans les transactions. Parmi ces pratiques, la distinction entre les nouveaux et les anciens billets de devise. Un émigré algérien résidant aux États-Unis a pointé du doigt cette mauvaise pratique, dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux.

Cette pratique controversée concerne la différence de valeur entre les billets de dollar américain neufs et anciens sur le marché noir de change en Algérie. Bien que les billets de dollar américain aient la même valeur nominale, il semble qu'en Algérie, tous les billets ne sont pas traités de la même manière sur le marché noir.

Selon le témoignage de l'internaute expatrié, lorsqu'un individu se rend pour échanger des dollars américains en Algérie, que ce soit au Square d'Alger, célèbre lieu de change à Alger, ou ailleurs, il se voit poser la question cruciale de la nature des billets : vous en voulez des neufs ou des anciens ?

Une pratique propre au marché noir algérien

Ce qui est encore plus surprenant, c'est que les cambistes du marché noir de la devise proposent un taux de changement différent pour les billets neufs par rapport aux anciens billets. Ce qui signifie que la valeur du dollar américain par rapport au dinar algérien varie en fonction de l'ancienneté du billet, une pratique qui ne trouve aucun équivalent aux États-Unis, explique-t-il.

Le jeune Algérien établi aux États-Unis souligne avec amertume que cette pratique est propre à l'Algérie et qu'elle le déconcerte. Il illustre son point de vue en prenant deux billets de 100 dollars américains, l'un flambant neuf et l'autre jauni par le temps. Pour lui, ces deux billets devraient avoir la même valeur, car aux États-Unis, « 100 dollars, c'est 100 dollars, il n'y a aucune différence ».

Cette différence de traitement entre billets neufs et anciens est quelque chose qu'il n'a jamais rencontré aux États-Unis, où les commerçants acceptent indifféremment les deux types de billets. La colère de cet émigré algérien est légitime, car cette pratique contredit la logique économique. Il s'interroge sur les origines de cette mentalité et interpelle les cambistes à remettre en question ces pratiques.

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