Visa Schengen en Algérie : Un Smic pour un rendez-vous

Le processus de demande de visa Schengen en Algérie est devenu un véritable parcours du combattant. Obtenir un rendez-vous de dépôt sur la plateforme VFS Global, le sous-traitant des services consulaires français, devient une mission presque impossible.

La procédure de demande de visa Schengen en Algérie s'est transformée en un véritable défi pour de nombreux demandeurs. Face à la rareté des créneaux de rendez-vous consulaires, une nouvelle tendance émerge. De plus en plus de demandeurs se tournent vers des intermédiaires pour réserver un rendez-vous visa Schengen, moyennant une rémunération. Cette situation a engendré une économie parallèle du visa Schengen en Algérie.

Les sites de réservation de rendez-vous sont en permanence saturés, les disponibilités sont extrêmement limitées, décourageant ainsi de nombreux candidats. Face à cette impasse, certains abandonnent leur projet de voyage, tandis que d'autres préfèrent recourir aux services de prestataires informels, contre une rémunération.

Le processus de réservation de rendez-vous pour les clients est une tâche complexe. Les intermédiaires surveillent les plateformes en permanence et contactent les clients dès qu'un créneau se libère. Les clients doivent ensuite fournir le code OTP (One Time Password) reçu sur leur téléphone, et en cas d'absence de réponse, le facilitateur passe au suivant sur la liste. Cette méthode permet aux demandeurs d'obtenir un rendez-vous sans avoir à passer des heures devant leur ordinateur.

Un Smic pour un rendez-vous visa Schengen

Les bureaux d’affaires et les agences de voyages prospèrent en Algérie. Leur rôle consiste à consacrer tout leur temps aux plateformes de réservation et à résoudre les problèmes techniques au nom des demandeurs. Cette mission a un prix, avec des tarifs oscillant entre 5 000 et 20 000 dinars algériens par rendez-vous, équivalant pratiquement au salaire minimum en Algérie, le Smic.

Selon les statistiques les plus récentes, les Algériens sont ceux qui ont dépensé le plus d'argent pour les demandes de visas Schengen. Les demandeurs auraient dépensé environ 31 millions d'euros en 2022 auprès des services consulaires des États membres de l'espace Schengen, en particulier l'Espagne et la France. Ces chiffres pourraient même être sous-estimés, étant donné que les coûts associés à l'obtention du visa s'accumulent rapidement.

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