Regroupement familial en France : Les demandeurs dénoncent les restrictions

La France a mis en place des restrictions sur l’octroi de visas pour le regroupement familial aux demandeurs de certains pays africains, provoquant frustration et incompréhension. L’Algérie est particulièrement touchée par ces restrictions, avec un taux de refus de visas atteignant 65 %.

En Tunisie, des manifestants se sont rassemblés, hier, devant l’Ambassade de France pour exprimer leur soutien en faveur du regroupement familial et dénoncer les restrictions imposées par la France. Les manifestants  brandissaient des pancartes et des slogans appelant à la révision de la politique de visas.

Depuis quelques années, l’attribution de visas de regroupement familial par les consulats français à l’étranger est restreinte, à la suite des instructions internes émanant du ministère français de l’Intérieur. Une décision qui s’inscrit dans le cadre de la politique de chantage aux visas qu’entreprend la France envers les pays non-coopérants.

En effet, les ayants droit au regroupement familial vivent une situation jugée discriminatoire par les associations de défense des droits qui invoquaient le droit à la vie de famille et l’intérêt supérieur de l’enfant. D’autant plus que ces restrictions visent particulièrement les pays du Maghreb. Ce sentiment d’injustice et de mépris est favorisé par le mutisme des autorités françaises qui se dresse devant les plaignants.

La France envisage de nouvelles restrictions sur le regroupement familial

Pire encore, le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est dit « favorable » à de nouvelles restrictions du regroupement familial au sein du projet de loi sur l’immigration. Le gouvernement vise à introduire trois nouvelles mesures restrictives :

  • Le durcissement des conditions d’accueil pour ceux qui veulent faire venir leur famille en France, notamment en ce qui concerne la taille du logement, les revenus et la durée de la présence sur le territoire.
  • Restreindre le regroupement familial à la stricte cellule familiale, en excluant les demi-frères et les demi-sœurs.
  • Imposer des tests linguistiques et de «valeurs de la République » aux membres de la famille demandant un visa de regroupement familial.

Ces mesures ont suscité de vives critiques et sont considérées comme une nouvelle atteinte aux droits des demandeurs du regroupement familial.

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