Prix des billets d'avion en Algérie : "un marché ouvert dans un ciel ouvert"

"Un marché ouvert dans un ciel ouvert", cette expression a été utilisée par le député de l'émigration, Abdelouhab Yagoubi, pour appeler à la réouverture totale des frontières algériennes. Pour lui, la limitation du nombre de vol est pour beaucoup dans la flambée des prix des billets d'avion de et vers l'Algérie.

Dans une publication postée, ce lundi 19 décembre, sur sa page Facebook, le parlementaire a rappelé, pour étaler ses dires, les tarifs pratiqués en 2021. Il les a comparé d'ailleurs à ceux proposés actuellement, après l'augmentation du nombre de vols. « Si vous vous souvenez, quand les vols Paris-Alger se vendaient à plus de 1000 € l’aller simple, j'ai démontré devant tout le monde en septembre 2021, preuve à l’appui et avec les chiffres que le coût du prix d'une heure de vol Boeing ou Airbus ne dépasse pas 20 € ».

Et de poursuivre : « Depuis peu de temps, des prix de billets raisonnables sont proposés (bien sûr, en dehors des vacances scolaires quand il y a beaucoup de demande) ». Abdelouahab Yagoubi a pris pour exemple les vols Transavia de l'aéroport de Batna à l'aéroport de Paris proposés à 42 €,  les vols Volotea de l'aéroport de Bordeaux à l'aéroport d'Alger proposés au prix de 29 €, les vols Air Algérie de l'aéroport de Lyon à l'aéroport d'Annaba sont proposés au prix de 42 €, a-t-il écrit.

"Vivement l'ouverture totale du marché à la concurrence"

Pour lui donc, « le prix élevé des billets est principalement dû à la spéculation engendrée par la limitation du nombre de vols et à l'ingérence de l'administration dans le marché du transport aérien ».

Arrivant à cette conclusion, le député a appelé à l'ouverture des frontières algériennes et la reprise totale des vols. « Vivement l'ouverture totale du marché à la concurrence », lance-t-il.

Il y a lieu de signaler que l'Algérie n'a ouvert jusque-là que partiellement ses frontières. Cependant, Air Algérie et les autres compagnies desservant l'Algérie devraient retrouver leur rythme d'activité d'avant la crise sanitaire à partir du mois de mars prochain. Une annonce dans ce sens a été faite il y a quelques jours par le ministre des Transports et le directeur général du pavillon algérien.

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