Le fabuleux destin d'un pâtissier algérien en France

Il est considéré comme l'un des meilleurs pâtissier en Île-de-France. Adam Seddik, cet Algérien âgé actuellement de 30 ans, est un exemple d'une réussite flamboyante dans un pays ou le racisme fait partie du lot quotidien des ressortissants étrangers et des Algériens surtout. Adam affirme qu'il a surmonté plein d'épreuves pour y arriver. 

Cet Algérien est arrivé en France à l'âge de six ans. « J'ai grandi à Villetaneuse dans le 93 », a- t-il dit au média AJ+ qui lui a consacré un portrait la semaine dernière. « La pâtisserie, ça a toujours été un amour. J'ai toujours fait des cakes les dimanches avec ma maman. Je trouvais aussi du plaisir à la regarder faire », se rappelle-t-il.

« En 3e, je voulais passer mon cap pâtisserie. Ma famille et mon professeur m'ont incité, voire obligé à passer un bac général. J'ai fait une réorientation à l'âge de 24 ans pour devenir pâtissier », poursuit-il. Malgré sa volonté et son savoir  avéré, il a trouvé toutes les peines du monde pour trouver un stage afin de valider son CAP.

Une réussite malgré les embûches racistes

Une fois, il a appris qu'une boite cherchait des stagiaires. Il s'est présenté alors, raconte t-il,  au siège de l'entreprise. « Et en arrivant devant le patron, dit-il, il a eu un choc en me voyant en fait ». Et d’expliquer : « C'est tombé en une période où il y a eu des attentats. On m'assimile malheureusement à ça, alors que je m'en désavoue totalement. Je penses que mon profil avait dérangé à ce moment-là ». Adam porte en fait une barbe, style frères musulmans.

« Voilà je pense qu'il y a eu des préjugés, des stéréotypes », résume-t-il. Cela ne l'a pas empêché en tous cas d'aller de l'avant. « De fil à aiguille, je suis arrivé à chef pâtissier et à ouvrir ma propre boutique », dit-il. Adam Seddik compte actuellement les récompenses.

En octobre dernier, il a remporté le prix du meilleur éclair au chocolat en Île-de-France. Il a également décroché la deuxième place du meilleur flan d'Iles de France ainsi que le prix du deuxième meilleur croissant et de la meilleure galette du Val d'Oise. Malgré se réussite fulgurante, le racisme ne le lâche toujours pas. « Ça ne me touche pas, au contraire ça rend plus fort », dit-il.

 

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