France : un vétéran de la guerre d'Algérie tire sur un groupe de jeunes

Un octogénaire d'origine algérienne a été mis en examen dimanche dernier après avoir tué par balle un jeune qui lui "menait la vie dure". Le crime a été commis vendredi 10 décembre dernier, au niveau d'un quartier populaire de la commune de Charleville-Mézières, rapportent plusieurs sources médiatiques françaises. 

Hocine Abdellaoui, ouvrier retraité et ancien membre de commandos de marine ayant participé à la guerre d’Algérie, a reconnu les faits. Il a affirmé à la police qu'il avait tiré sur un groupe de jeunes de son quartier. La balle a touché mortellement le jeune homme, Mahamadou Cissé, 21 ans. Le tort de la victime ? c'est qu'il "lui menait la vie dure depuis plus de 9 ans", lui et son groupe de compagnons, affirme ce vétéran de la guerre d'Algérie.

La victime qui habitait le même immeuble que l'octogénaire d'origine algérienne est connue par les services de sécurité et a été condamnée deux fois pour outrage et rébellion. Le mis en cause a soutenu que ce jeune et son groupe l'ont insulté et l'ont pris à partie, vendredi dernier.

Escarmouches après le drame

"Exaspéré", il s'est fait  justice lui- même. L'ancien soldat a ainsi fait usage de son fusil, une réplique de M16 acquise dans les années 1990, avec lequel il tira sur le groupe touchant ainsi mortellement le jeune homme.

Le crime n'a pas été sans suite, les jeunes du quartier lorsqu'ils ont appris la terrible nouvelle ont tenté de s'en prendre à lui. Sans l'intervention de la police, le vieil homme qui s'est recroquevillé dans son domicile aurait certainement été lynché.

 Ce qui risque le suspect

Par ailleurs, les éléments des services d'ordre ont trouvé toutes les peines du monde pour se frayer un chemin devant une foule en furie prête à en découdre. Il a fallu pour eux d'utiliser le gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Des escarmouches ont été enregistrés et ont duré jusqu'à une heure tardive de la nuit de vendredi, rapportent toujours les mêmes sources.

Le suspect a été ensuite arrêté avant qu'il ne soit mis en examen pour «meurtre, détention d’arme illicite et violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique». L'octogénaire algérien qui a été placé en détention provisoire risque une lourde peine qui peut aller jusqu'à 30 de prison.

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