France : un syndicaliste d'origine algérienne pousse un coup de gueule

C'est un véritable coup de gueule que vient de pousser un syndicaliste d'origine algérienne, employé dans une entreprise en France. Moussa Houmida est entré avec ses collègue en grève « pour la dignité », écrit la plateforme Révolution permanente à laquelle il s'est confié. 

Moussa Houmida est un syndicaliste français d'origine algérienne. Il est employé en tant que manutentionnaire au sein de l'entreprise de transport de marchandise Geodis Calberson, en France. Une société qu'il rejoint « le 7 novembre 1983 », a-t-il précisé dans une intervention sur la plateforme révolution permanente.

Il avait alors 28 ans. Actuellement il est âgé de 67 ans. « Je n'ai pas complété mes 42 ans, je suis obligé de rester », a-t-il encore dit, souriant. Le sexagénaire comptabilise près de 40 ans de service dans la même boite.

"Ils nous considèrent pas comme des français"

Né en 1955, Moussa Houmida se considère français à part entière. « Moi je suis né sous le drapeau français et je suis français si vous voulez », a-t-il dit. Ce n'est cependant pas de l'avis de ses employeurs.  « Mais aujourd'hui, poursuit-il, ils nous considèrent comme des étrangers malgré qu'on a des papiers français. Ils nous considèrent pas comme des français », a souligné le même syndicaliste.

« On est africain ici. Moi, je l'appelle la boite africaine. Vous n'avez le droit de parler. De dire quoi que ce soit. A une certaine époque vous n'avez le droit d'aller voir le DRH », pour une quelconque réclamation, a dit l'employé qui souligne qu'il est payé environ 1800 euros le mois.

En grève "pour la dignité" depuis le 17 octobre

Pour lui, « le patron, les chefs se servent des travailleurs ». Pour ces raisons et afin de crier leur colère devant une situation socioprofessionnelle devenue infernal, le syndicaliste d'origine algérienne et ses collègues sont entrés en grève depuis le 17 octobre dernier.

À travers leur mouvement, ils réclament en plus de l'amélioration de leurs conditions de travail, une dignité et un traitement digne de la part de leurs responsables. Ils comptent aller jusqu'au bout de leu action.

Lire aussi - Immigration en France: voici les « métiers en tension » ciblés par le gouvernement

 

 

Retour en haut