France : chasse ouverte aux sans-papiers frappés d'une OQTF

Le gouvernement français compte durcir le ton contre les sans-papiers étrangers qui font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Un nouveau dispositif, qui permettra l'application des décisions d'expulsion, est en effet prévu dans le projet de la nouvelle de l'immigration, a révélé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin dans un entretien accordé au journal Le Monde.

Le membre du gouvernement français a reconnu qu'actuellement un nombre insignifiant des obligations de quitter le territoire français a été exécuté. Il explique d'ailleurs les raisons. « D’abord, il y a près de 50 % des OQTF qui font l’objet de recours qui les suspendent", a affirmé Gérald Darmanin. "Ensuite, poursuit-il, pour calculer le taux d’exécution, on ne compte que les départs aidés et les départs forcés, soit près de 17 000 éloignements, en 2021. Or, des milliers de personnes quittent le territoire après avoir reçu une OQTF, sans qu’on le sache ».

Le ministre de l'Intérieur français a indiqué que cette situation ne saura perdurer. Il a affirmé que la nouvelle loi qui sera examinée au début de l'année prochaine, porte une série de mesure à même de permettre l'exécution de ces décisions à l'avenir.

Lutte contre les clandestins étrangers: Ce que prévoit la nouvelle loi sur l'immigration

« L’une des dispositions du projet de loi qui sera examiné début 2023 au Parlement est de fortement simplifier les procédures et de passer de douze à quatre catégories de recours, pour exécuter beaucoup plus rapidement les mesures », a-t-il souligné

Et d'ajouter : « Nous allons désormais inscrire toutes les OQTF au fichier des personnes recherchées, le FPR. Il ne s’agit pas de rétablir le délit de séjour irrégulier mais de pouvoir constater que la personne repart, comme lorsqu’elle reprend un avion, et ainsi de compter tous les départs d’étrangers ».

"Être méchants avec les méchants et gentils avec les gentils"

C'est dire que la France semble décider à mettre définitivement fin au problème liée aux clandestins indésirables. Parallèlement, faut-il le signaler, le gouvernement propose des dispositifs pour faciliter l'intégration des sans papiers « sans histoires » et qui montrent des dispositions à s'assimiler.

« Si je devais résumer, je dirais qu’on doit désormais être méchants avec les méchants et gentils avec les gentils », a fait remarquer Gerald Darmanin.

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