Comment associer la diaspora au développement de l'Algérie

Les autorités algériennes ont souvent lancé des appels à la diaspora l'invitant à contribuer dans le développement économique de leur mère patrie. On a même souvent soutenu que l'apport de la de la communauté algérienne à l’étranger pourra être important. Mais comment la diaspora pourra-t-elle aider l'Algérie à remonter la pente ? C’est la question que se pose nombre d'Algériens. Cette semaine, un spécialiste s'est expliqué sur le sujet. 

Le dernier appel en date lancé à la communauté algérienne établie à l'étranger remonte au 17 octobre dernier. Dans une sortie à l'occasion de la célébration de cette date historique (journée de l'émigration), Abdelmajid Tebboune a en effet appelé la diaspora à participer à « l’édification d’une économie nationale prometteuse et à réaliser le développement durable ».

Comment concrétiser cet objectif ? Arezki Ighemat, docteur en  économie, apporte des éléments de réponse. Dans une contribution parue le 30 octobre sur le journal Reporters, ce dernier a affirmé que « la diaspora algérienne peut apporter beaucoup au développement du pays ».

Voici comment la diaspora pourra intervenir

Et d'expliquer : « la diaspora algérienne comporte une grande variété de professions, incluant des métiers manuels de qualité, mais surtout des métiers de haut niveau scientifique tels que médecine, ingénierie, aérospatial, management, économie, science politique, etc. ».

« Cette diversité et cette richesse des métiers, poursuit-il,  si elles sont utilisées de façon efficiente, pourraient être d’un apport considérable pour la consolidation du pays et son développement durable dans le cadre du Renouveau national voulu par le Président de la République et tant souhaité par la population ».

Cela dit, pour que l'implication de la communauté algérienne se concrétise réellement, le pouvoir doit prendre certaines dispositions pour accompagner l'opération, a indiqué la même source. « La communauté algérienne à l’étranger n’a pas reçu, jusqu’à présent, l’attention qu’elle mérite. Face à ce vide, le gouvernement algérien doit entreprendre un certain nombre d’actions pour mettre le projet de renouveau national en œuvre », a souligné Arezki Ighemat.

Quel rôle pour le gouvernement ?

Celui-ci préconise ainsi d'établir un recensement de la communauté algérienne à l'étranger pour déterminer « sa localisation géographique, ses spécialités, ses diplômes et expériences, etc. Cette base de données pourrait donner une idée des potentialités de contribution de la diaspora au développement national ».

« La seconde tâche, écrit t-il, serait d’évaluer les besoins de l’Algérie dans tous les domaines (économique, scientifique, technologique, institutionnel, management, gouvernance, financiers, etc.) ». Une fois ces deux étapes réalisées, le gouvernement procédera à la création d'un « canal de communication entre le MAECNE (ministère des Affaires étrangères NDLR) et d’autres institutions du pays, d’un côté, et la communauté algérienne à l’étranger, d’un autre ».

Pour le même spécialiste, « cette instance aurait pour tâche de contacter les membres ou groupes de la diaspora qui répondent le mieux aux besoins de développement du pays et de les mettre en relation avec les institutions du pays qui en ont besoin ».

Retour en haut