Voyages Algérie : la PCR n'a plus sa raison d'être

Un député de l'émigration réclame la suppression de l'obligation de présenter le test PCR Covid-19, pour entrer sur le territoire national. Il s'agit du parlementaire Fares Rahmani qui affirme, dans une publication sur sa page Facebook, que cette restriction n'a plus sa raison d'être et son maintien n’arrange pas les affaires de l'Algérie.

Il est vrai qu'une grande partie des pays étrangers ont suspendu les différentes mesures sanitaires de lutte contre le coronavirus. À la faveur de l'amélioration de la situation sanitaire, les gouvernements ont levé ces restrictions au niveau des frontières. La présentation des tests antigéniques, des pass vaccinaux et les PCR n'est plus de mise un peu partout dans le monde.

L'Algérie de son coté n'a pas jugé utile de faire de même, et a maintenu certaines de ces restrictions pour les voyageurs désirant entrer sur le territoire national. C'est le cas notamment de la PCR que les passagers sont appelés à présenter au niveau des ports et aéroports pour espérer entrer en Algérie.

"Les laboratoires étrangers sont les seuls bénéficiaires"

Cette mesure n'a plus sa raison d'être, estime le député de l'émigration Fares Rahmani, qui est monté au créneau jeudi 27 octobre pour réclamer sa suppression. Pour lui, le maintien de ce dispositif fait plutôt les affaires des laboratoires étrangers.

« Nous avons exigé et nous exigeons toujours la suppression de la PCR pour retourner en Algérie. Les laboratoires étrangers sont les seuls bénéficiaires », a-t-il écrit sans omettre de souligner que « la plupart des pays ont levé les restrictions et supprimé cette procédure ».

Une mesure à contre courant des ambitions de l'Algérie sur le plan continental

« Aujourd'hui, souligne t-il, un de nos compatriotes a payé 182€ par personne pour la PCR.  Cela lui a coûté, à lui et à sa famille, des sommes supplémentaires qui étaient censées être dépensées dans le pays ».  Une famille composée de 5 personnes payera 910 euros, a-t-il calculé.

En outre, a fait remarqué le même député, l'Algérie ne peut pas espérer être un point de transit pour Africains sans la suppression de cette mesure. « L'Algérien est impuissant, mais l'Africain est libre de voyager à travers des pays qui n'ont n'impose pas de PCR pour y transiter », a expliqué le parlementaire qui promet de faire de cette revendication son cheval de bataille.

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