Arrivée de nouvelles voitures Fiat en Algérie : qu'en est-il réellement ?

Un bateau chargé de voitures a accosté dimanche 23 octobre au niveau du port Djendjen dans la wilaya de Jijel, à l'est de l'Algérie. Les images du navire ont vite fait le tour de la toile, faisant un lien avec l'importation des véhicules. Des sources affirmaient qu'il s'agissait de la première cargaison du constructeur automobile Fiat qui a entamé l'opération. 

"Un bateau italien avec des dizaines de voitures Fiat accoste au port de Jijel", "une cargaison de 500 voitures de marque Fiat arrive en Algérie", "Fiat entame l'importation de véhicules", a t-on écrit notamment sur plusieurs pages Facebook avec en illustration la photo du navire. Les internautes se sont vite emballés en manifestant leur joie.

Il faut dire que ces images ont été largement partagées sur les réseaux sociaux. Ce qui peut dire d'ailleurs long sur l'attente pesante du début de l'importation de véhicules en Algérie.

Les Algériens doivent cependant déchantés. Leur attente n'a pas connu son bout du tunnel dimanche et le groupe italien Fiat n'a pas encore lancé l'importation de voitures comme a été donc rapporté. Le contraire aura été, en fait surprenant puisque aucune annonce officielle n'a été faite sur le sujet.

Fausse bonne nouvelle

Il est vrai qu'un bateau d'une entreprise italienne avec à son bord des dizaines de véhicules a accosté à Jijel. Mais il ne s'agit nullement des voitures Fiat destinées à la vente. Selon le journal arabophone Echorouk citant ses propres sources, ces véhicules appartiennent à des particuliers qui les ont importés par le biais de licences moudjahidines et ayant droit ou d'autres formes d'importation disponibles. 

Il y a lieu de signaler que l'opération de l'importation n'a pas été complètement gelée et était toujours de mise. Des citoyens continuaient à faire entrer des voitures de l'étranger à condition que les frais requis imposés par les lois algériennes soient payés.

Fausse alerte et fausse bonne nouvelle pour les Algériens qui doivent donc patienter encore quelque temps avant de voir cette activité reprendre ses droits. Ce qui devrait intervenir l'année prochaine, selon les prévisions du gouvernement et les spécialistes et experts.

 

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