Voyages : une ONG veut interdire les vols courts et les jets privés

Greenpeace tire la sonnette d’alarme concernant l’augmentation « flagrante » du nombre de vols en jets privés et vols courts, durant l’année 2022. L’organisation non gouvernementale internationale de protection de l'environnement présente dans plus de 55 pays à travers le monde, craint le pire quant à la pollution des airs.

Greenpeace est convaincue de l’obligation de diminuer le nombre de vols afin d’atténuer un tant soit peu le danger certain de la pollution aérienne. Pour ce faire, les défenseurs de la nature ont appelé à l’interdiction aussi bien des traversées aériennes en jet privés que les vols courts.

Greenpeace a dénoncé, via un communiqué, le faite d’autoriser d’opérer des vols pour des distances courtes qu’un train peut assurer facilement. Oui, car selon des statistiques faites par le groupe de réflexion environnemental néerlandais CE Delft « un vol privé sur trois au départ de Schiphol ou de l’aéroport de La Haye-Rotterdam était utilisé pour des trajets inférieurs à 500 kilomètres ».

«Les destinations populaires incluent Paris et même Anvers, des villes facilement accessibles en train», a précisé Greenpeace dans son communiqué. Et d’ajouter que «Les vols les plus populaires sont vers des destinations comme Majorque, Ibiza et Cannes».

Environ 16 147 vols en jets privés en 09 mois

Le nombre de dessertes aériennes en jets privés a augmenté d’une manière inquiétante durant les neuf (09) premiers mois de l’année en cours. En effet, selon une étude menée par Greenpeace « environ 16’147 vols en jets privés ont été opérés depuis et vers les aéroports de Schiphol et Rotterdam ». Cela veut dire que le nombre enregistré en 9 mois est plus important que tous les vols effectués durant toute l’année 2019, avant la pandémie du coronavirus.

La même source prévient, par ailleurs que cette exagération dans l’utilisation des appareils volants pour des voyages de luxe, n’est pas sans conséquences.  « Ce transport de luxe est responsable d’émissions de gaz à effet de serre équivalentes à celles de près de 40’000 voitures par an », a mis en garde l’ONG.

«Nous sommes choqués qu’en période de crise climatique, un certain groupe ait commencé à voler non pas moins mais plus dans des jets privés qui sont les plus polluants», a déclaré Dewi Zloch, experte en climat et énergie chez Greenpeace Pays-Bas.  Et d’ajouter «Il faut arrêter ça, nous plaidons donc pour l’interdiction des vols privés».

Plaider pour des objectifs climatiques

Greenpeace a exhorté les responsables de l’industrie aéronautique à tracer des objectifs climatiques en toute urgence. Car, selon l’organisation, les traversées aérienne privées ne font pas partie des objectifs climatiques arrêtés par le gouvernement néerlandais et ne sont pas inclus dans le maximum de 440’000 vols par an programmés pour 2023 à l’aéroport d’Amsterdam Schiphol.

«Cette exception pour les jets privés montre exactement ce qui ne va pas avec l’industrie aéronautique», a ajouté Mme Zloch. «Nous voulons que l’industrie aéronautique arrête de polluer et ait enfin des objectifs climatiques. La première étape consiste à supprimer les vols courts et les jets privés de luxe pour les riches», recommande Mme Zloch.

 

 

 

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