Mort d'une chanteuse algérienne en France : l'aveu glaçant du coupable

Nouveau rebondissement dans l'affaire du meurtre de la chanteuse algérienne, Nafia Chaffa, en 2017, à Paris. L'un des deux frères, qui s'accusaient mutuellement cinq ans durant, a avoué le crime et a innocenté son frangin lequel a été d'ailleurs libéré. 

Nafia Chaffa, une chanteuse algérienne de 59 ans a été trouvée morte en 2017, dans le Bois de Boulogne, en région parisienne. Deux frères d'origine algérienne ont été arrêtés par les enquêteurs. Mustapha et Salah Ait Ouaret, âgés actuellement de 55 ans et de 43 ans respectivement, ont été les principaux suspects du meurtre dont le procès s'est ouvert, vendredi dernier, au niveau du tribunal de Bobigny, à Seine-Saint-Denis.

Durant les premières audiences, les deux frères se jetaient la balle et s'accusaient mutuellement d'avoir commis le crime. « C’est un monstre et un manipulateur. Il m’a déjà blessé physiquement et psychologiquement. C’est un psychopathe », a affirmé notamment Salah alors que son ainé a soutenu que la victime n'aimait pas trop son frère. Chose qui l'aurait poussé à commettre l'irréparable.

Il avoue le crime et libère son frère

Ces échanges d'accusation perdurent en fait 5 ans durant, puisque chacun des deux inculpés soutenait la même chose pendant leurs interrogatoires en prison. Finalement, Mustapha a reconnu les faits et avoué, lundi dernier, que c'était lui qui avait commis le meurtre.

« C'est un retournement. Les éléments à charge s'accumulaient, il a décidé de dire la vérité: que c'était lui qui l'avait tuée et que son frère n'y était pour rien », a expliqué son conseiller cité, mardi 18 octobre, par TV5 Monde.

Soulagement chez la famille de la victime

Mustapha a affirmé devant le tribunal qu'il a tué la chanteuse « accidentellement », en lui faisant avaler des médicaments censés l'endormir, a-t-il dit, afin qu'il lui dérobe des instruments de musique, selon son avocat. Suite à ces déclarations, son frère cadet a été libéré dans la soirée de lundi.

Ces aveux ont par ailleurs suscité un soulagement chez la famille de la victime qui « espérait des réponses à ses questions, pas une condamnation à tout prix. Ces réponses, M. Ait Ouaret, les donne aujourd'hui. C'est donc, un soulagement pour eux », a indiqué en effet le conseiller des parties civiles.

 

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