Air Algérie au cœur d'un énorme scandale de corruption

Les scandales de corruption ne veulent pas en finir avec Air Algérie. La compagnie aérienne nationale est une nouvelle fois, citée dans une grosse affaire de corruption. Selon le site arabophone qui rapporte l’information ce jeudi 6 octobre 2022, les services de sécurité ont lancé des enquêtes approfondies, les premières du genre, sur des affaires de corruption liées à la compagnie aérienne nationale.

Les investigations ont déjà, fait tomber un certain nombre de fonctionnaires et de cadres de l’entreprise. Certains ont été mis en prison, d’autres sont trainés en justice. Les faits sont graves et les accusations, lourdes.

Dans le détail, les enquêtes sont menées par 3 autorités judiciaires différentes, vu la gravité des faits. Le Pôle pénal financier et économique du Tribunal de Sidi M'hamed (Alger), enquête sur des contrats d'approvisionnement du service de maintenance en pièces détachées d'avions.

Trois grands dossiers de corruption

Le tribunal de Bir Mourad Rais s’occupe du dossier relatif au cahier des charges régissant l'opération d'acquisition d'avions. Quant au troisième dossier, il a été transféré au juge d'instruction près le Tribunal militaire de la 1ere région (Blida), puisque l'un des accusés est un officier supérieur de l’armée.

Concernant les contrats d'approvisionnement du service de maintenance en pièces détachées d'avions, des violations aux règles du marché seraient enregistrées. Les accusations sont portées contre le fils d'un fonctionnaire, un ancien patron d'un parti politique, et un certain nombre de cadres d'Air Algérie.

Les accusés auraient choisi les fournisseurs en attribuant des contrats qui coûtent à l'entreprise des sommes colossales, en plus d'abus illégaux, d'infractions, d'énormes fuites financières et de surfacturations.

Un dossier transféré au tribunal militaire

Le deuxième dossier relatif au cahier des charges régissant l'opération d'acquisition d'avions a entraîné en prison un certain nombre de membres de la commission des transactions. Tandis qu'un directeur subdivisionnaire d'Air Algérie est interdit de quitter le territoire nationale. L’ancien directeur a été refoulé de l’aéroport alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion vers Montréal.

Quant au troisième dossier, il a été transféré au juge d'instruction près le Tribunal militaire de Blida, puisque l'un des accusés est un officier supérieur. Selon les procédures légales, le dossier complémentaire de l’enquête se fera au niveau du juge d'instruction près le tribunal militaire de première instance.

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