Cevital : nouveaux ennuis judiciaires pour Issad Rebrab

L'ex-patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, en retraite depuis quelques mois, doit faire face à de nouveaux ennuis judiciaires. Il est en effet rattrapé par une nouvelle affaire qui fait l’objet d’une enquête au le pôle pénal économique et financier de Sidi M'hamed, à Alger. 

Il s'agit pratiquement d'un dossier qui ressemble de toutes pièces avec celui pour lequel il a été condamné par le passé à 18 mois de prison, dont un an avec sursis. Issad Rebrab avait quitté la prison d'El Harrach, le 2 janvier 2020, après avoir purgé sa peine.

Le richissime homme d'affaires algérien était poursuivi pour « fausses déclarations liées à des transferts de capitaux vers l’étranger », « surfacturation d’équipements importés » et « importation de matériel d’occasion ». Ce sont les mêmes chefs d'accusations qui sont retenu contre lui dans cette nouvelle affaire.

Issad Rebrab avait importé en 2018, cinq machines hydrauliques : « deux ont été ramenées au nom de Cevital et les trois autres au nom de EvCon ; deux déclarées au port d’Alger et une à Boudouaou », avait expliqué le mis en cause lors de son audience le 1er janvier 2020.

Nouvelle affaire, mêmes accusations contre Rebrab

Ce nouveau dossier ouvert contre lui concerne une de ces machines. On lui reproche d'avoir gonflé la facture d'importation de ce matériel, a indiqué le journal arabophone Echorouk mercredi 7 septembre. L'accusé avait déclaré avoir importé la machine en question à 5 millions et 750 mille euros, alors que le montant ne dépassait pas les 100 millions de dinars, explique le média citant une source proche du dossier.

Un autre grief relatif aux fausses déclarations a été également retenu contre l'ex-patron de Cévital. Il s'agit de la date de la mise en service de ladite machine qui remonte à 2015, selon une expertise, alors que son importateur soutenait qu'elle était nouvellement fabriquée.

Ce sont en somme les mêmes accusations pour lesquelles Rebrab a été poursuivi dans la première affaire. «Il s’agit d’une machine innovante de dernière génération, fabriquée exclusivement pour l’Algérie. S’il y a des traces d’usure, il se peut qu’elle soit affectée par l’érosion durant le transport ou son entreposage pendant longtemps.», avait pourtant expliqué le concepteur des machines au juge lors du procès tenu le 1er janvier 2020.

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