Retour d'Air Algérie à Lorraine aéroport : « C’est un problème politique »

Le gel des vols de la compagnie aérienne Air Algérie vers l'aéroport Metz-Nancy-Lorraine prend décidément une allure politique en France. La Première ministre a été en effet saisie sur le sujet et le dossier se trouverait au niveau du bureau de la ministre des Affaires étrangères.

Air Algérie a suspendu ses vols de et vers l'aéroport Metz-Nancy-Lorraine, depuis mars 2020, à cause de la crise sanitaire. Ce n'était d'ailleurs pas la seule destination qui était concernée par cette décision. La compagnie aérienne algérienne avait alors suspendu toutes ses liaisons suite à la fermeture des frontières.

À la faveur de l'amélioration de la situation sanitaire liée au coronavirus, le pavillon algérien a repris une grande partie de ses vols. Il continue cependant à faire l'impasse sur cette destination qui était très pourtant prisée. « Les vols affichaient quasi complet, avec des taux de remplissage à 80-90%. C’est une des escales qui marchait le mieux, avec des liaisons assurées par des gros porteurs, des Boeing 737, pouvant accueillir entre 140 et 180 passagers ». explique Yves Loubet, directeur de Lorraine Aéroport.

Avant l'épisode du Covid, Air Algérie opérait cinq vols par semaine sur cette route et 9 pendant la saison estivale. La non-reprise de ces vols a suscité la colère de la population algérienne établie dans la région, qui a d'ailleurs lancé une pétition sur les réseaux sociaux pour réclamer le retour d'Air Algérie dans cet aéroport.

« C’est un problème politique »

Un retour qui tient à cœur non seulement les ressortissants algériens, mais aussi pour les  politiciens français. Le Conseil régional s'est en effet mêlée dans l'affaire et ce à travers sa vice présidente Brigitte Torloting, en charge des relations internationales qui a saisit la Première ministre sur le sujet.

« J’ai écrit à la Première ministre début juin suite à la décision du Conseil des ministres algériens, le 19 mai, d’annuler pour la deuxième fois la reprise des vols. Le dossier est maintenant entre les mains de Catherine Colonna, la ministre des Affaires étrangères », a fait savoir en effet Brigitte Torloting. Dans des déclarations reprises par France 3, celle-ci estime que cette suspension qui dure « c’est un problème politique ».

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