L’ambassade du Maroc en Colombie éclaboussée par un scandale sexuel

L’ambassade du Maroc en Colombie est au cœur d’un scandale sexuel. Deux diplomates sont visés par une enquête pour avoir eu recours à des prostituées rencontrées sur internet. C’est ce qu’ont rapporté, vendredi 19 août, des sources médiatiques colombiennes et marocaines

Deux fonctionnaires de la représentation diplomatique du Maroc à Bogota - un conseiller et un comptable – ont passé une nuit agitée avec des professionnelles du sexe dans un appartement de la capitale colombienne. Selon la chaîne de télévision locale City TV, citant un chef de la police, les deux diplomates ont été drogués et détroussés de leurs téléphones portables et d’une tablette.

À la suite de scandale, les deux mis en cause ont été rappelés à Rabat par le ministère des Affaires étrangères. Il a été également décidé de suspendre les deux fonctionnaires et de les traduire devant un conseil de discipline pour avoir terni l’image du Maroc en Colombie, ont indiqué plusieurs sources médiatique marocaines.

Les autorités marocaines redoutent, pat ailleurs, que parmi les objets volés figurent des renseignements hautement sensibles dont les correspondances de l’ambassade. D’après le quotidien Assabah, la piste d’une action menée par des services de renseignement adverses n’est pas à écarter. Les deux femmes pourraient tout aussi bien avoir été utilisées comme appât pour mener cette mission.

Le corps diplomatique marocain vit au rythme des scandales de mœurs

Ce n’est pas le premier scandale qui secoue une ambassade marocaine. En janvier 2019, une fonctionnaire de la représentation diplomatique du Maroc à Accra a été obligée de démissionner suite des attouchements sexuels de la part de Mohamed Farhat, ambassadeur du Maroc au Ghana.

« Par la présente, je démissionne de mon poste d’agent en fonction à l’ambassade du Royaume du Maroc à Accra. Une démission qui résulte des multiples harcèlements sexuels dont j’ai fait l’objet durant ces dernières semaines », avait écrit Jemimah Flintwood Brace, dans sa lettre de démission.

En juillet 2019, à Bruxelles, un responsable de l’ambassade a aussi été accusé par une enseignante de « harcèlement sexuel ». Six ans plutôt, toujours en Belgique, des plaintes ont été déposées contre des fonctionnaires de l’ambassade marocaine pour « harcèlement sexuel », affirmait alors l’Association marocaine des droits de l’homme.

En novembre 2008, le consul général du Maroc au Danemark avait également été accusé de « harcèlement sexuel » envers des ressortissantes marocaines.

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