L'Algérie a besoin d'un million de voitures neuves

L'Algérie a besoin d'un million de voitures neuves afin de renouveler son parc roulant devenu vieillissant. C'est ce qu'a expliqué, cette semaine, l'ancien président de l'Association des concessionnaires automobiles multimarques, Youssef Nebache, dans des déclarations à la presse. 

L'Algérie a suspendu l'importation des véhicules en 2017. Depuis, des voix ne cessent de s’élever pour réclamer le retour de cette activité, mais en vain. Cette suspension qui s’est inscrite dans la durée n'a pas été sans conséquences sur le marché automobile, mais aussi sur le parc roulant en Algérie.

En effet, les véhicules sont devenus un luxe que ne peuvent se permettre les citoyens en raison de leur cherté et de l’offre quasi inexistante. Les prix des voitures ont en effet carrément doublé, voire triplé sur le marché.

Par ailleurs, le parc roulant est devenu vieillissant. Les voitures qui étaient en circulation subissent d'interminables rénovations. Ces voitures rénovées ne peuvent en aucun cas remplacer les voitures neuves. Selon les experts, cette situation expliquerait le nombre d'accidents de circulation qui ne cesse d'augmenter. Pour ces mêmes experts, la rénovation du parc roulant est devenue une nécessité absolue.

« Les besoins du marché sont grands »

Selon l'ancien président de l'Association des concessionnaires automobiles multimarques, Youssef Nebache, cette restauration demande cependant un certain temps. « L'augmentation de la population entraîne une augmentation des citoyens éprouvant le besoin d'acheter une voiture, donc une forte demande », a-t-il expliqué cette semaine à la presse.

« Les besoins du marché sont grands. Cette restauration de la stabilité demande un temps considérable », a ajouté Youssef Nebache, affirmant qu’actuellement les besoins du marché automobile national sont estimés « entre 700 000 et un million de voitures neuves ».

Notons que selon l'Office national des statistiques (ONS), le parc automobile algérien comptait plus de 6,5 millions de véhicules à la fin de l'année 2019. Pour rappel, le gouvernement a annoncé à plusieurs reprises que l'activité relative à l'importation des véhicules neufs allait être relancée. La concrétisation se fait cependant attendre.

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