La ligne Alger-Doha suscite la colère des Algériens de France

La compagnie aérienne Air Algérie a lancé, mercredi le 4 août, une nouvelle ligne reliant Alger à la capitale du Qatar Doha. Les prix des billets affichés pour cette liaison aérienne ont suscité la colère des Algériens de France. Beaucoup d’entre eux se sont manifestés sur les réseaux sociaux pour exprimer leur indignation.  

Le prix d'un billet (aller-retour) au départ d’Alger s’élève à 64200 dinars algériens  et à 2200 riyals qatariens depuis Doha. C’est « le meilleur prix » du marché pour cette ligne, a assuré le nouveau PDG d’Air Algérie, Yacine Benslimane, lors de la cérémonie d’inauguration de cette nouvelle liaison aérienne. « Le programme des vols (deux vols hebdomadaires, samedi et jeudi, ndlr) a été soigneusement étudié pour satisfaire les besoins des clients », a-t-il souligné.

Il faut dire que la colère de nombreux ressortissants algériens en France est justifiée. Ces derniers n’en croyaient leurs yeux lorsqu’ils ont découvert que le tarif d’un billet sur ces vols long-courriers coûte pratiquement la moitié du prix pratiqué sur la ligne France-Algérie.

Rareté des billets et la flambée des prix

Les membres de la communauté algérienne établis à l’étranger, qui s’estiment lésés depuis des mois, n’ont pas cessé d’appeler les autorités et les responsables d’Air Algérie à augmenter la fréquence des vols et a revoir la grille tarifaire de sorte à faire baisser les prix des billets

D’ailleurs, les députés de la diaspora algérienne sont montés au créneau à maintes reprises. C’est le cas Abdelouahab Yagoubi qui, dans une lettre ouverte adressée le mois dernier au Premier ministre algérien, a évoqué un « racket » de la compagnie aérienne algérienne.

Pour lui, un billet Alger-Paris ne devrait pas dépasser les 70 euros. Le député avait alors expliqué qu’il s’est basé sur « le coût de référence internationale par heure de vol globalement applicable (pour un Boeing 737 ou un Airbus 330), incluant notamment les frais de carburant et d’autres frais inhérents aux dépenses d’une compagnie aérienne ».

Notons pour rappel que la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur la cherté des billets d’avion tarde toujours à rendre des résultats alors que les tarifs n’ont pas cessé d’augmenter.

 

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