France : le calvaire d'un étudiant algérien ayant fui l'Ukraine

Un étudiant algérien, qui a fui l’Ukraine après l’offensive de la Russie, se retrouve du jour au lendemain sans-papiers en France. « Les autorités ne veulent pas nous donner de titres de séjour », a-t-il déclaré au quotidien régional Ouest-France.

Le jeune homme, âgé de 27 ans, a trouvé refuge à la base de loisirs de Chênedet, près de Fougères (Ille-et-Vilaine), en région Bretagne. Sa situation précaire et son avenir est incertain en France. D’ailleurs, des organisations de la société civile ont mis l’accent sur l’accueil et le traitement réservé aux Ukrainiens et les autres étrangers fuyant la guerre.

En effet, la situation des personnes étrangères dont les Algériens qui travaillaient ou étudiaient en Ukraine, est aujourd’hui la plus préoccupante. L’administration française leur reproche de ne pas produire le document de séjour qu’elles possédaient dans ce pays et leur a indiqué que seuls les étrangers de nationalité ukrainienne peuvent en bénéficier d’une protection temporaire sans avoir besoin de demander l’asile.

« Aucune OQTF ne serait appliquée ni aucune nouvelle OQTF décidée »

Depuis, il y a eu un revirement de situation. Dans une interview accordée au quotidien Le Monde, dimanche 3 juillet, Joseph Zimet a annoncé que le gouvernement français a adopté un moratoire sur les expulsions d’étudiants réfugiés venant d’Ukraine. « Il a été décidé le 17 juin qu’aucune Obligation de quitter le territoire (OQTF) ne serait appliquée ni aucune nouvelle OQTF décidée, jusqu’à la rentrée universitaire. Un nouvel examen approfondi de leur situation va être fait, qui portera sur leur projet étudiant et leurs ressources », avait affirmé le préfet.

En réalité, les étudiants ont désormais un peu moins d’un mois pour régulariser leur situation. Dans le cas des Algériens, ils doivent obligatoirement rentrer en Algérie, passer par Campus France et apporter la preuve d’une inscription dans une université ou une école. Une fois la fin de procédure obtenue, ils pourront déposer leur dossier de visa pour la France.

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