Karim Zaghib, le chercheur algérien qui fait rayonner l’électrification des transports

Karim Zaghib est connu pour avoir développé une batterie qui autonomise davantage les voiture électriques. Le chercheur algérien, après 25 ans au Québec, vient de s'installer aux États-Unis. Il a lancé récemment sa propre entreprise dans le secteur des batteries au lithium-ion.

Karim Zaghib est l'un des cerveaux derrière la filière québécoise de la batterie électrique. Il est né à Constantine le 25 décembre 1963, est un scientifique à la renommée internationale. C'est une référence et un génie des batteries, en avril 2018, alors qu’il était le DG du Centre d’excellence en électrification des transports et en stockage d’énergie d’Hydro-Québec.

Il va exceller à l’école dès le primaire. Et à ce propos, il racontera qu’il appréciait particulièrement les mathématiques. Le chercheur poursuivra ensuite sa carrière au Japon. Il travaillera notamment pour le ministère de l’Économie du Japon, tout en collaborant avec de grandes entreprises japonaises. [the_ad id="7305"] Il a lancé récemment aux États-Unis sa propre entreprise dans le secteur des batteries au lithium-ion.

Il est à l'origine d'une batterie révolutionnaire

L’innovation de Karim Zaghib, est le couronnement logique de travaux menés, notamment, en collaboration avec des universités, des centres de recherches et des entreprises internationales. Elle consiste en le développement touchant des batteries toutes solides à satisfaire les exigences des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Il a travaillé particulièrement sur les technologies des batteries au Lithium.

Il est à l'origine d'une batterie révolutionnaire. [the_ad id="7305"] En outre, il a été le premier à introduire le graphite naturel et le nanotitanate dans les batteries lithium-ion à base de fer phosphate (LiFePO4). Cette technologie se trouve aujourd’hui largement déployée dans les véhicules électriques et le stockage d’énergie.

La plus haute qualification universitaire en France

Le chercheur algérien a vécu 25 ans au Québec, province francophone à l’est du Canada, en Amérique du Nord. Avant de devenir chercheur, l’expatrié Algérien va passer toute son enfance à Sétif. Après avoir obtenu son Bac, Karim s’oriente vers des études en Électrochimie à l’université de Sétif. Il est l’Algérien qui détient la plus haute qualification universitaire en France

En effet, Karim poursuivra ses études en France où il décrochera son Doctorat puis une habilitation à diriger les recherches HDR. Cette dernière est le plus haut diplôme de l’enseignement supérieur français. Il a poursuivi ses recherche jusqu'à développer une batterie qui autonomise davantage les voitures électriques.

De la recherche aux affaires

Longtemps associé à Hydro-Québec, Karim Zaghib est le cofondateur et actionnaire de cette nouvelle entreprise. Il était, jusqu’à très récemment, conseiller stratégique d’Investissement Québec (IQ). Son mandat a pris fin le 16 décembre, soit dix-huit mois seulement après son arrivée

« C’était prévu ainsi. Dès mon arrivée à IQ, il était convenu que je quitterais à ce moment-là. Je vous assure que nous nous sommes laissés en très bons termes », a répondu M. Zaghib, 58 ans, lorsque questionné sur le sujet.

La création de son entreprise n’aurait pas provoqué son départ. Selon l'entrepreneur algérien, à ce moment de sa carrière, il voulait faire autre chose. Il veut donner vie à son rêve d’entrepreneuriat ! Pour ce faire, M. Zaghib a choisi de faire équipe avec un certain John Kaufman, un entrepreneur en série de Palm City, en Floride.

Chercheur reconnu internationalement

Le chercheur Karim Zaghib est reconnu internationalement pour des percées en électrochimie et en transition énergétique. Il a été nommé trois fois parmi les 3300 scientifiques les plus influents au monde. Son nom est associé à plus de 550 brevets et 60 licences, et il a participé comme auteur à plus de 425 articles scientifiques et 22 livres. Ses brevets seraient aujourd’hui exploités par 62 entreprises dans le monde.

En outre, il a été le premier à introduire le graphite naturel et le nanotitanate dans les batteries lithium-ion à base de fer phosphate (LiFePO4). [the_ad id="7305"] Cette technologie se trouve aujourd’hui largement déployée dans les véhicules électriques et le stockage d’énergie.

Une longue carrière au Canada

Arrivé au Canada en 1995, Karim Zaghib était chercheur principal, division Batteries, à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec. En 2007, il est nommé Directeur, division Stockage d’énergie et conversion, à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec. Dix ans après, en 2017, Directeur général du Centre d’excellence en électrification des transports et en stockage d’énergie d’Hydro-Québec.

Le 19 juin 2020, il est devenu conseiller stratégique au comité de direction d’Investissement Québec. Un poste qu'il occupe jusqu'au 30 septembre 2021. A partir de cette date, il commence ses démarches pour ma création de sa propre entreprise. Il enregistre son entreprise de fabrication de cellule, anodes et cathodes au Delaware.  Et le 16 décembre 2021, il quitte Investissement Québec (IQ) pour se consacrer à sa nouvelle vie d'entrepreneur et s'installer aux USA.

Un palmarès riche

Le chercheur figure pour la première fois dans la liste des scientifiques les plus influents du monde. En 2019, il reçoit le Prix Lionel-Boulet, qui est la plus haute distinction accordée par le Québec dans le domaine de la recherche en milieu industriel. Parmi les distinctions de Zaghib figurent le prix de la technologie de l’Association internationale des batteries.

Aussi, un prix de l’Académie canadienne du génie, et le prix Electrochemical Society. Il a aussi été membre de la Société royale du Canada. Très attaché à sa terre natale, il n’a « jamais réellement coupé le cordon avec l’Algérie ». Il estime d'ailleurs qu'il est impératif pour l’Algérie de substituer les énergies fossiles par d’autres modèles d’énergies.

Les actes scientifiques et technologiques de Karim Zaghib, ont conduit à faire de Hydro-Québec, « la première entreprise du monde à utiliser le phosphate de fer lithié pour le stockage d’énergie de grande capacité. »

Rêve d’aider son pays

Karim Zaghib est disposé à mettre son expertise au profit du pays, de l’Etat algérien et, partant, l’Entreprise algérienne, «Je suis prêt à aider Sonatrach et Sonelgaz», a-t-il déclaré. Un sommité qui cumule 35 ans d’expérience dans la recherche scientifique, dont 25 ans au Québec. Il est également associé à plus de 550 brevets et 60 licences. Il a participé à plus de 420 articles et 22 monographies.

Son palmarès est suffisant pour qu’il soit le digne ambassadeur de l’Algérie. Il a reçu le prix Lionel-Boulet, qui récompense le génie inventif, l’innovation et la persévérance. Ce Prix est  la plus haute reconnaissance dans le domaine de la recherche et du développement industriel au Québec. Cette distinction l'a motivé à poursuivre ses travaux dans l’espoir de faire rayonner l’électrification des transports partout sur la planète.

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