Mort d’un détenu algérien en Italie : 120 policiers et responsables mis en examen

Le parquet de Sammaritana au sud de l’Italie a annoncé vendredi, la fin d’instruction dans l’affaire des violences commises contre des détenus le 6 avril 2020 dans la prison de Santa Maria Capua Vetere. Au total, 120 policiers, gardiens de prison et responsables pénitentiaires ont été entendus dans le cadre des enquêtes sur ces événements qui ont conduit à la mort d’un détenu de nationalité algérienne.       

Selon la presse italienne, les 120 mis en cause sont soupçonnés d’être impliqués à différents degrés de responsabilité dans le meurtre du détenu algérien. Ces fonctionnaires de l’Etat sont poursuivis  pour torture, violences et blessures, abus d'autorité, faux en acte public et participation à l'homicide involontaire du jeune algérien, Hakimi Lamine.

Le détenu algérien âgé de 28 ans est décédé le 4 mai 2020 après avoir été placé en l'isolement depuis le jour des violences. Parmi les suspects qui répondent de participation à l'homicide involontaire figurent le commandant de la police pénitentiaire de l'époque de la prison de Santa Maria Capua Vetere, Gaetano Manganelli, l'ancien administrateur régional du Dap Antonio Fullone (toujours suspendu) et les agents qui se trouvaient dans le département d'isolement.

Les conclusions du parquet

Selon le Parquet, Lamine Hakimi aurait été violemment battu après avoir été sorti de sa cellule et emmené à l'isolement, il aurait donc pris ici "en succession rapide et sans contrôle sanitaire un mélange de drogues, dont des opiacés, des neuroleptiques et des benzodiazépines" qui aurait causé au bout d'un mois environ, la mort par arrêt cardiaque suite à un œdème pulmonaire aigu.

Durant la période d’isolement, Lamine Hakimi « aurait demandé à plusieurs reprises la présence permanente d'un personnel et se serait plaint de fortes douleurs dans la nuque ».

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