Lutte contre les incendies : Pourquoi l’Algérie n’achète pas de Canadairs ?

Plusieurs régions d’Algérie notamment la Kabylie ont été dévorées par des incendies dévastateurs. Les pertes humaines et matérielles sont lourdes. Plus de 70 personnes dont 33 militaires ont été tués par les flammes.

Dans cette lutte acharnée contre les feux qui dure depuis presqu’une semaine, l’absence de canadairs s’est faite sentir. Le bilan macabre des incendies ne dira pas le contraire. L’Agence spatiale algérienne a estimé à 23.000 hectares les pertes au niveau de Tizi Ouzou, 6.500 hectares à Béjaïa et 1.800 dans la wilaya de Jijel.

En plus des fortes chaleurs de l’été où les pics de température ont atteint 48 degrés, plusieurs facteurs expliquent ces dégâts. A la composition des forêts algériennes, principalement plantées de pins et de chênes-lièges, des arbres rapidement inflammables, s’ajoutent le manque de moyens alloués aux services d’intervention notamment, au volet aérien.  L’Algérie ne dispose d’aucun canadair.

Le chef de l’Etat a indiqué que la majorité des incendies enregistrés lors des trois derniers, sont d’origine criminelle. Mais le manque de moyen matériel notamment les canadairs, est pointé de doigt. L’État algérien devrait investir dans des canadairs pour lutter correctement contre les incendies.

Voici pourquoi l’Algérie n’achète pas de Canadairs

Selon le colonel Farouk Achour, directeur de l’information et des statistiques à la Direction générale de la Protection civile (DGPC), si l’Algérie ne dispose pas de canadairs c’est parce qu’« il y a des spécificités géographiques et topographiques, qui poussent à faire des choix techniques. Nous avons privilégié l’acquisition de moyens terrestres », a-t-il expliqué.

Au lieu des canadairs, la Protection civile algérienne a opté pour des hélicoptères de lutte anti-incendie, précise le responsable. Le colonel Farouk explique les raisons de l’absence de canadairs dans le matériel de lutte anti-incendie de la Protection civile.

«Quand vous avez un espace forestier assez restreint et que vous avez une multitude de villages à l’intérieur et que vous avez un bombardier avec de grandes capacités, de type canadair, cela peut faire beaucoup de dégâts », a-t-il souligné.

Huit bombardiers d’eau Beriev Be-200 en route

Selon le site spécialisé dans la sécurité Menadéfense, l’Algérie envisage d’acquérir des avions bombardiers d’eau de fabrication russe.  Le chef d’état-major algérien Saïd Chengriha, aurait demandé de relancer ce projet d’achat.  Le contrant porte sur l’acquisition  de six avions amphibies bombardiers d’eau Beriev Be-200 avec une option pour deux autres appareils.

Le Beriev Be-200 est un bombardier d’eau pouvant faire des patrouilles maritimes, des missions SAR, du transport moyen de personnel (64 passagers) et d’équipements (8 tonnes de fret) et surtout larguer 12 000 litres d’eau ou de liquide retardant.

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